| Histoire de la Région
Le Buis-les-Baronnies est un très ancien habitat situé sur la rive droite de lOuvèze.
Le nom du Buis, qui napparaît quavec lensemble fédératif des tribus gauloises Voconces, celle des Boxanis (ou Boxanences) semble dériver de lidée de forêt. Certains prétendent que le village est né auprès dun grand buis, voisin dune source, autour de laquelle la petite cité se serait implantée.
Bien vite, Annibal, le chef Carthaginois de la Seconde Guerre Punique (218-201 av. J.C.) fait entrer lagglomération dans la légende : ne dit-on pas que ses éléphants de guerre ont bu à la fontaine qui porte son nom et quils ont franchi le défilé dUbrieux qui, pour la circonstance, aurait été aménagé.
Le village entre vraiment dans lhistoire au XIe siècle quand apparaît la Baronnie des Mévouillon, seigneurs médiats relevant du Saint Empire Romain Germanique. La succession des barons fait du Buis la capitale de ce petit Etat qui se développe, devient siège dun bailliage, puis dun district. Les baronnies de ces familles dabord opposées, puis alliées, Mévouillon et Montauban, seront rattachées aux Dauphins du Viennois en 1302 et 1317.
Le Statut Delphinal de 1349 intégrera le territoire du Dauphiné à la couronne de France.
Au passage, mentionnons les noms, au plan régional, de ceux qui sillustrèrent pendant les Guerres de Religion au XVIe siècle : Charles Dupuy Montbrun, Lesdiguières, Pape Saint-Auban...
Par le Traité de Péronne de 1641, Louis XIII accorde à Honoré II de Grimaldi, Prince de Monaco, des donations territoriales dont le Buis, en compensation de biens confisqués dans les possessions espagnoles du Royaume de Naples et de lEtat de Milan.
Le couvent des Frères Prêcheurs (Dominicains), intra-muros, fut construit en 1594. Limplantation dominicaine au Buis date de 1309 et le premier couvent de lordre, hors les murs", fut saccagé et détruit en 1562.
En 1643, les Dames Religieuses de Sainte-Ursule (Ursulines) sinstallent dans la cité et construisent, en 1679, léglise conventuelle dont la porte encore existante est connue sous le nom de Porte Renaissance".
En 1791, la population refuse le curé constitutionnel, puis soppose au pouvoir du district. Tous les échelons administratifs sont transférés à Nyons et le Buis perd sa prééminence en ce domaine et ne la retrouvera plus. En 1811, on plante les platanes à la demande de Napoléon et quelques mûriers; ces derniers disparus, les platanes demeurent. |